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Les coûts cachés de l'expansion urbaine : perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement

3 April 2026 22 min de lecture

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Comprendre l’expansion urbaine et ses moteurs

expansion urbaine fait référence à la croissance vers l’extérieur des villes dans les zones rurales et naturelles environnantes, principalement motivée par des booms démographiques et des ambitions économiques. Dans les pays en développement, ce processus s’accélère en raison de la migration depuis les zones rurales à la recherche de meilleures opportunités, ce qui donne lieu à des mégapoles comme Lagos, au Nigeria, qui s’est étendue de 50 kilomètres carrés par an entre 2010 et 2020. Les gouvernements privilégient souvent l’infrastructure au détriment des garanties environnementales, ce qui conduit à un étalement urbain non planifié qui empiète sur des écosystèmes vitaux. Cette croissance incontrôlée ne modifie pas seulement les paysages, mais exacerbe également la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement en fragmentant les habitats essentiels à la survie de la faune.

La croissance démographique comme catalyseur

Avec une population mondiale projetée à atteindre 9,7 milliards d’ici 2050, les zones urbaines des régions en développement absorberont la majeure partie de cette augmentation, selon les estimations des Nations Unies. Des villes comme Mumbai, en Inde, ont vu leur population doubler depuis 2000, repoussant les limites vers les forêts de mangroves qui protègent contre l’érosion côtière. De telles pressions démographiques obligent les décideurs politiques à convertir des espaces verts en zones résidentielles et commerciales, souvent sans évaluer les impacts écologiques à long terme. Par conséquent, la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement devient inévitable à mesure que la flore et la faune indigènes luttent pour s’adapter aux environnements dominés par l’homme.

Incitations économiques alimentant l’étalement urbain

Les modèles de développement économique dans les économies émergentes mettent l’accent sur une industrialisation rapide, attirant des investissements qui favorisent les projets centrés sur l’urbain. Par exemple, l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route » a stimulé la croissance urbaine dans les pays partenaires, entraînant la déforestation de 1,5 million d’hectares en Afrique entre 2015 et 2020, selon Global Forest Watch. Ces initiatives stimulent le PIB mais négligent la valeur des services écosystémiques tels que la pollinisation et la purification de l’eau fournis par une biodiversité intacte. Les coûts cachés apparaissent lorsque la perte de biodiversité se traduit par des dépenses plus élevées pour des alternatives artificielles, soulignant la myopie de telles stratégies.

De plus, la mondialisation intensifie l’expansion urbaine en reliant les économies locales aux marchés internationaux, exigeant plus de terres pour la logistique et le logement. Au Vietnam, l’économie axée sur l’exportation a transformé les zones humides du delta du Mékong en parcs industriels, réduisant les stocks de poissons de 40 % depuis 2010. Ce changement menace non seulement la sécurité alimentaire, mais amplifie également la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement, où l’interdépendance des espèces fait que toute perturbation se répercute à travers les réseaux trophiques. Relever ces défis nécessite une planification intégrée qui équilibre la croissance et la conservation.

Perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement : mécanismes clés

perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement se produit par de multiples mécanismes interconnectés, principalement la destruction et l’altération de l’habitat. À mesure que les zones urbaines s’étendent, les paysages naturels sont asphaltés, éliminant les lieux de reproduction des espèces endémiques. Une étude de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) souligne que 25 % des espèces menacées en Amérique latine habitent des régions désormais ciblées par l’urbanisation. Cette perte diminue la diversité génétique, rendant les écosystèmes plus vulnérables aux maladies et au changement climatique, avec des effets d’entraînement ressentis bien au-delà des frontières locales.

Conversion de l’habitat et ses effets

La conversion des forêts, des zones humides et des prairies en jungles de béton élimine directement les habitats, forçant les espèces dans des parcelles plus petites et isolées. Dans la forêt atlantique du Brésil, l’expansion urbaine a réduit la couverture de 88 % depuis les années 1940, entraînant l’extinction d’au moins 12 espèces de mammifères. La faune restante est confrontée à des conflits accrus entre l’homme et la faune, comme des éléphants pillant les cultures dans les banlieues indiennes. Ces changements accélèrent la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement en perturbant les routes migratoires et la disponibilité des ressources.

  • Les taux de déforestation en Indonésie ont atteint 1 million d’hectares par an, principalement pour le développement urbain et l’huile de palme.
  • Le drainage des zones humides dans le delta du Nil en Égypte a provoqué une baisse de 50 % des populations d’oiseaux migrateurs au cours de la dernière décennie.
  • La conversion des prairies dans les savanes du Kenya menace les grands herbivores comme les zèbres, impactant les économies touristiques.

Pressions indirectes de l’urbanisation

Au-delà de l’utilisation directe des terres, l’expansion urbaine introduit des espèces envahissantes transportées par le commerce et les voyages, supplantant les espèces indigènes. Au Cap, en Afrique du Sud, les plantes exotiques introduites par l’aménagement paysager urbain couvrent désormais 20 % des écosystèmes naturels de fynbos. La pollution lumineuse et sonore désoriente davantage les animaux nocturnes, réduisant les taux de reproduction jusqu’à 30 %, selon une étude de la revue Nature de 2021. Ces mécanismes indirects aggravent la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement, créant un réseau de défis qui exigent des réponses multiformes.

Le changement climatique, exacerbé par les îlots de chaleur urbains, altère les régimes de température dans les écosystèmes en développement, favorisant les espèces envahissantes par rapport aux espèces indigènes. Par exemple, la hausse des températures urbaines à Mexico a modifié les schémas de migration des papillons, entraînant un déclin de la population de 15 %. Le compactage du sol dû à la construction empêche la germination des graines, érodant davantage la diversité végétale. En fin de compte, ces mécanismes révèlent comment les coûts cachés de l’expansion urbaine s’étendent aux fondements mêmes de la stabilité écologique.

Fragmentation de l’habitat : un contributeur majeur à la perte de biodiversité

La fragmentation de l’habitat divise les écosystèmes continus en parcelles isolées, impactant gravement la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement. Les routes, les bâtiments et les clôtures agissent comme des barrières, empêchant le mouvement des espèces et le flux génétique. Dans la banlieue de Bangkok, en Thaïlande, la fragmentation a isolé des vestiges forestiers, provoquant une réduction de 35 % des populations de primates depuis 2005, comme documenté par le WWF. Cet isolement augmente les risques d’extinction pour les petites populations incapables de trouver des partenaires ou des ressources.

Conséquences écologiques de l’isolement

Les habitats fragmentés conduisent à des effets de lisière, où les microclimats altérés aux limites stressent les espèces adaptées aux conditions intérieures. Les oiseaux dans les parcelles fragmentées de l’Amazonie montrent un succès de nidification 20 % inférieur en raison d’une prédation accrue, selon une étude d’Ecology Letters de 2019. Les pollinisateurs comme les abeilles peinent à traverser les barrières urbaines, réduisant la reproduction des plantes de 25 % dans les zones touchées. Ces changements perpétuent la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement en affaiblissant la résilience contre les perturbations.

  • La fragmentation dans les forêts des Philippines a conduit à l’extinction locale de 40 % des espèces de papillons dans les zones proches des villes.
  • En Éthiopie, la construction d’autoroutes à travers les hautes terres a isolé les populations de hyènes, augmentant la consanguinité de 15 %.
  • Les parcs urbains en Colombie servent de refuges mais ne soutiennent que 60 % de la biodiversité des terres sauvages connectées.

Impacts génétiques à long terme

Au fil des générations, la fragmentation réduit la diversité génétique, rendant les espèces plus sensibles aux maladies. Les guépards dans les savanes fragmentées d’Afrique de l’Est présentent une fertilité 10 % inférieure en raison de la dépression de consanguinité, selon les données de l’UICN. Les efforts de restauration, comme les corridors fauniques, sont coûteux mais essentiels ; l’investissement de Singapour dans de tels corridors a stabilisé 50 espèces depuis 2010. Sans intervention, la fragmentation de l’habitat continuera de provoquer la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement, menaçant la santé écologique mondiale.

De plus, les écosystèmes fragmentés perdent leur capacité de séquestration du carbone, contribuant aux boucles de rétroaction climatique. Dans les Ghâts occidentaux de l’Inde, la fragmentation urbaine a diminué le stockage du carbone forestier de 18 %, exacerbant le réchauffement qui stresse davantage la biodiversité. Le suivi communautaire au Pérou a montré qu’une détection précoce de la fragmentation peut sauver 30 % d’habitat supplémentaire. Par conséquent, des mesures proactives sont cruciales pour atténuer ces coûts cachés croissants.

Taux d’extinction des espèces accélérés par l’expansion urbaine

L’expansion urbaine a considérablement augmenté les taux d’extinction des espèces, en particulier dans les points chauds de biodiversité des régions en développement. La Liste rouge de l’UICN indique que l’urbanisation menace 1 espèce évaluée sur 5 dans le monde, les écosystèmes en développement subissant le plus gros du fardeau. À Madagascar, la croissance urbaine a poussé 90 % des espèces de lémuriens vers l’extinction, perdant 2 000 kilomètres carrés d’habitat depuis 1990. Cette accélération perturbe les services écosystémiques, de la lutte antiparasitaire à la fertilité des sols, imposant des coûts cachés aux sociétés humaines.

Espèces vulnérables dans le collimateur

Les espèces endémiques aux aires de répartition limitées, comme l’aigle des Philippines, font face à des menaces immédiates dues à l’empiétement urbain. Il ne reste que 400 individus, confinés dans des parcelles forestières en diminution au milieu de l’expansion de Cebu City. Les amphibiens en Amérique centrale en cours d’urbanisation subissent des risques d’extinction 40 % plus élevés en raison de la pollution de l’eau due à la construction. Ces pertes soulignent comment la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement érode un patrimoine évolutif unique.

Exemples de déclins rapides

Au Kenya, l’étalement urbain autour de Nairobi a décimé les populations de rhinocéros de 50 % en deux décennies par le braconnage et la perte d’habitat. Les récifs coralliens près de Jakarta, en Indonésie, ont blanchi deux fois plus vite en raison du ruissellement urbain, tuant 70 % des espèces de poissons. Les déclins d’insectes dans les vallées urbaines du Mexique ont atteint 60 %, selon un rapport BioScience de 2023, affectant l’agriculture. De tels exemples soulignent l’urgence de freiner les moteurs de l’extinction.

  • L’habitat de l’orang-outan de Sumatra a diminué de 25 % de 2010 à 2020 en raison de la croissance de Palembang.
  • Les jaguars brésiliens dans les zones atlantiques fragmentées montrent des baisses de population de 30 %.
  • Les éléphants d’Afrique dans les franges urbaines de Tanzanie ont perdu 20 % de leur aire de répartition au profit des établissements humains.

L’extinction se propage à travers les chaînes alimentaires, comme on le voit dans l’effondrement des oiseaux insectivores dans le Ghana urbain, conduisant à des poussées de parasites. Les programmes de conservation, comme le réensauvagement au Chili, ont inversé 15 % des pertes en créant des zones tampons. Pourtant, sans action mondiale, l’expansion urbaine réclamera des milliers d’espèces supplémentaires, amplifiant la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement.

Pollution due à la croissance urbaine et ses effets sur la faune

L’expansion urbaine génère une pollution qui imprègne les écosystèmes en développement, empoisonnant l’air, l’eau et le sol. Les effluents industriels et les émissions des véhicules dans des villes comme Dhaka, au Bangladesh, ont contaminé les rivières, tuant 80 % des espèces de poissons depuis 2000. Les déchets plastiques des décharges urbaines jonchent les habitats, emmêlant la vie marine dans les zones côtières en développement. Cette pollution se synergise avec la perte d’habitat, accélérant le déclin de la biodiversité.

La portée dévastatrice de la pollution de l’eau

Les eaux usées et le ruissellement chimique des nouveaux développements urbains eutrophisent les cours d’eau, provoquant des efflorescences algales qui désoxygènent l’eau. Dans les environs de Hanoï, au Vietnam, cela a anéanti 50 % de la diversité des invertébrés dans les ruisseaux. La bioaccumulation dans les chaînes alimentaires magnifie les toxines, entraînant des échecs reproductifs chez les superprédateurs comme les loutres. La perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement s’intensifie à mesure que les espèces aquatiques disparaissent, perturbant les pêcheries vitales pour les économies locales.

Type de polluantSource dans l’expansion urbaineImpact sur la biodiversitéRégion exemple
Ruissellement chimiqueAgricole et industriel50 % de déclin des insectes aquatiquesDelta du Mékong, Vietnam
Débris plastiquesDéchets de consommationEmmêlement de 30 % des espèces marinesKenya côtier
Émissions atmosphériquesVéhicule et usineProblèmes respiratoires chez 40 % des oiseauxLagos, Nigeria
Pollution sonoreConstruction25 % de réduction du succès de reproductionBangkok, Thaïlande

Contamination de l’air et du sol

La pollution de l’air due au trafic urbain recouvre les feuilles, entravant la photosynthèse dans les forêts environnantes. Dans la région de Delhi NCR en Inde, cela a réduit la diversité des arbres de 20 %. Les métaux lourds du sol provenant de la construction s’infiltrent dans les eaux souterraines, retardant la croissance des plantes et empoisonnant les herbivores. Ces effets aggravent la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement, créant des zones stériles autour des villes.

La remédiation par l’infrastructure verte, comme les zones humides au Pérou, filtre 70 % des polluants, aidant à la récupération. Cependant, sans réglementations plus strictes, la pollution continuera d’éroder l’intégrité écologique. L’urbanisme doit intégrer des contrôles de la pollution pour protéger les écosystèmes en développement de ces menaces cachées.

  • La contamination au plomb dans les sols éthiopiens affecte 60 % des petits mammifères.
  • Les niveaux d’ozone dans les villes mexicaines nuisent à la santé des pollinisateurs de 35 %.
  • Les microplastiques dans les rivières philippines sont ingérés par 80 % des poissons.

Coûts économiques et sociaux cachés de la perte de biodiversité

Au-delà de l’écologie, la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement inflige des coûts économiques et sociaux substantiels par la diminution des services. La perte de pollinisation due à l’expansion urbaine coûte à l’agriculture mondiale 577 milliards de dollars par an, les nations en développement étant les plus touchées, selon l’IPBES 2019. En Afrique, l’effondrement des pêcheries dû à la perte d’habitat réduit le PIB de 2 à 3 % dans les zones côtières. Ces impacts pèsent sur les communautés qui dépendent de la nature pour leur subsistance.

Charges financières sur les économies locales

L’effacement des mangroves par la croissance urbaine augmente les dommages causés par les inondations ; le Bangladesh perd 1 milliard de dollars par an à cause des ondes de tempête intensifiées. Le tourisme dans les habitats fragmentés, comme au Costa Rica, chute de 15 % avec le déclin des espèces. Les coûts de santé augmentent à cause de maladies comme le paludisme, qui prospèrent dans des écosystèmes altérés sans prédateurs naturels. La perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement se traduit ainsi par des tensions budgétaires tangibles.

Service écosystémiqueValeur mondiale annuellePerte due à l’expansion urbaine (%)Région en développement touchée
Pollinisation577 milliards de dollars20%Asie du Sud
Purification de l’eau145 milliards de dollars30%Afrique subsaharienne
Contrôle des inondations300 milliards de dollars25%Asie du Sud-Est
Ressources médicinales100 milliards de dollars15%Amérique latine

Implications sociales pour les communautés

Les groupes autochtones d’Amazonie perdent leur patrimoine culturel à mesure que les sites sacrés s’urbanisent, ce qui entraîne une dislocation sociale. L’insécurité alimentaire augmente dans l’Éthiopie en voie d’urbanisation, où la diversité des cultures chute de 40 %. La santé mentale souffre de « biophobie » dans des environnements chargés de béton, augmentant les troubles liés au stress urbain de 25 %. Relever ces coûts sociaux nécessite des politiques inclusives qui valorisent la biodiversité dans les écosystèmes en développement.

Les investissements dans l’écotourisme, comme dans les réserves de gorilles du Rwanda, génèrent 500 millions de dollars par an, compensant les pertes. Pourtant, une planification urbaine inéquitable marginalise souvent les populations vulnérables. Les approches durables peuvent transformer les coûts cachés en opportunités pour des communautés résilientes.

Études de cas : Perte de biodiversité dans des régions en développement spécifiques

L’examen d’études de cas révèle les dures réalités de la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement sous pression urbaine. À Jakarta, en Indonésie, l’affaissement et l’expansion ont submergé 40 % des mangroves, déplaçant 200 espèces d’oiseaux depuis 2010. L’urbanisation rapide à Lagos, au Nigeria, a converti 60 % des lagunes en bidonvilles, réduisant de moitié les rendements de la pêche. Ces exemples illustrent une dévastation localisée aux implications mondiales.

Défis urbains de l’Asie du Sud-Est

Le développement de la baie de Manille a pollué les eaux, provoquant un déclin de 50 % des coraux et l’effondrement de la pêche. L’étalement urbain de Hô Chi Minh-Ville au Vietnam fragmente les forêts de Cu Chi, mettant en danger 100 espèces végétales. Les manifestations communautaires en Thaïlande ont stoppé l’agrandissement de l’aéroport de Bangkok, préservant 500 hectares. De tels cas soulignent la résistance contre la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement.

  • Jakarta, Indonésie : 95 îles perdues à cause de la récupération urbaine.
  • Manille, Philippines : 30 % de risque d’extinction aviaire dû à l’étalement urbain.
  • Périphérie de la Thaïlande : 20 % de déclin des insectes dans les zones urbaines.

Expériences de l’Afrique et de l’Amérique latine

À Nairobi, au Kenya, les fermes urbaines remplacent les savanes, réduisant la diversité des antilopes de 35 %. L’expansion de Mexico acidifie les sols, tuant 40 % des vers de terre essentiels à la fertilité. La croissance de São Paulo au Brésil fragmente le Cerrado, menaçant 50 mammifères endémiques. Les leçons tirées de ces régions mettent l’accent sur des conceptions urbaines adaptatives.

La restauration au Cap, en Afrique du Sud, a permis de récupérer 1 000 hectares, augmentant le nombre d’oiseaux de 25 %. L’aide internationale, comme le Fonds vert pour le climat, soutient de tels efforts. Ces études soulignent la nécessité de stratégies spécifiques à chaque région pour lutter contre la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement.

Stratégies pour atténuer l’impact de l’expansion urbaine

Atténuer la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement exige des stratégies innovantes intégrées à la planification urbaine. Les ceintures vertes et les corridors protégés, comme à Curitiba, au Brésil, préservent 30 % d’habitat en plus malgré la croissance. Les incitations politiques au développement vertical réduisent l’étalement urbain, économisant 20 % des terres périphériques à Singapour. L’implication communautaire assure un succès à long terme.

Innovations en conception urbaine

La mise en œuvre d’une conception biophilique intègre la nature dans les villes, comme les jardins sur les toits à Medellín, en Colombie, qui soutiennent 50 espèces d’insectes. Les surfaces perméables minimisent le ruissellement, aidant à la récupération des zones humides dans les villes indiennes de 15 %. Les lois de zonage intelligentes au Chili limitent l’expansion dans les points chauds, stabilisant 40 % des espèces à risque. Ces innovations freinent efficacement la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement.

  • Les solutions fondées sur la nature au Vietnam filtrent 60 % des polluants urbains.
  • Les passages pour la faune au Kenya relient 70 % des habitats fragmentés.
  • Les forêts urbaines au Pérou améliorent la qualité de l’air, bénéficiant à 80 % des populations d’oiseaux.

Politique et coopération internationale

L’application des évaluations d’impact environnemental, comme mandaté par les Objectifs de développement durable de l’ONU, empêche 25 % des projets nuisibles. Le financement du Fonds pour l’environnement mondial aide 50 pays en développement dans la conservation. Les partenariats public-privé en Éthiopie restaurent 10 000 hectares par an. Les efforts collaboratifs sont essentiels pour inverser les tendances.

Les campagnes d’éducation sensibilisent, augmentant le soutien aux zones protégées de 30 % dans les sondages. Les technologies de surveillance, comme l’imagerie satellite, détectent l’empiétement tôt. En adoptant ces stratégies, les villes peuvent croître sans sacrifier la biodiversité dans les écosystèmes en développement.

En conclusion, les coûts cachés de l’expansion urbaine, en particulier la perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement, exigent une action immédiate de la part des décideurs politiques, des entreprises et des communautés. Équilibrer la croissance et la conservation préserve non seulement une richesse naturelle irremplaçable, mais assure également la stabilité économique et le bien-être humain. Comme le démontre cet article, des mesures proactives peuvent transformer les menaces en opportunités durables, garantissant que les futurs paysages urbains s’harmonisent avec des écosystèmes florissants.

Foire aux questions

Qu’est-ce qui cause la plus grande perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement en raison de l’expansion urbaine ?

La destruction et la fragmentation de l’habitat sont des causes principales, car les villes convertissent les forêts et les zones humides en environnements bâtis. Cela déplace les espèces et isole les populations, entraînant des déclins rapides. La pollution due aux activités urbaines exacerbe ces effets en contaminant les sources d’eau et d’air essentielles à la faune.

Comment l’expansion urbaine affecte-t-elle les espèces menacées dans les régions en développement ?

Elle réduit directement les habitats, augmentant les risques d’extinction pour les espèces ayant de petites aires de répartition comme les lémuriens à Madagascar. Les conflits entre l’homme et la faune augmentent, et les espèces envahissantes prospèrent dans des paysages modifiés. Les efforts de conservation, tels que les corridors protégés, peuvent atténuer ces impacts mais nécessitent un financement soutenu.

Existe-t-il des avantages économiques qui l’emportent sur les coûts de biodiversité de la croissance urbaine ?

Il existe des gains à court terme comme la création d’emplois, mais les pertes à long terme des services écosystémiques, comme la pollinisation évaluée à des milliards, les dépassent souvent. Dans des régions comme l’Asie du Sud-Est, l’effondrement de la pêche coûte plus cher que les développements initiaux. Une planification durable assure des avantages sans dommages irréversibles.

Quel rôle joue le changement climatique dans l’amplification de la perte de biodiversité induite par l’urbanisation ?

Les îlots de chaleur urbains aggravent le réchauffement, stressant les espèces déjà sous pression par la perte d’habitat. Les régimes de précipitations modifiés en Afrique perturbent les migrations, aggravant les effets de la fragmentation. Des conceptions urbaines intégrées et résilientes au climat peuvent amortir efficacement ces menaces combinées.

Comment les villes des pays en développement peuvent-elles promouvoir une expansion urbaine durable ?

En adoptant des infrastructures vertes comme des parcs et des chaussées perméables, qui préservent 20 à 30 % de biodiversité en plus. Des lois de zonage strictes et des consultations communautaires empêchent l’étalement dans les zones sensibles. Les partenariats internationaux fournissent des ressources pour des modèles de croissance écologiques.

Quelles sont quelques réussites dans la réduction de la perte de biodiversité due à l’urbanisation ?

Les corridors verts de Singapour ont stabilisé 50 espèces malgré une population dense. Au Brésil, la planification de Curitiba a préservé les forêts urbaines, augmentant la diversité des oiseaux de 25 %. Ces exemples montrent qu’une conception intentionnelle produit des résultats écologiques positifs.

La perte de biodiversité dans les écosystèmes en développement est-elle réversible ?

Une inversion partielle est possible grâce à la restauration, comme le reboisement au Vietnam, qui a récupéré 15 % des espèces perdues. Cependant, la récupération complète prend des décennies et dépend de l’arrêt de toute expansion ultérieure. Une intervention précoce maximise les chances de rebond de l’écosystème.

Pourquoi se concentrer sur les écosystèmes en développement alors que les problèmes urbains affectent toutes les régions ?

Les zones en développement abritent 80 % des points chauds de la biodiversité mondiale et font face aux taux d’urbanisation les plus rapides. Les pertes ici ont des impacts mondiaux sur le climat et la sécurité alimentaire. Les protéger préserve l’équilibre écologique mondial plus efficacement.

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